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Les Jeunes Socialistes entendent imposer plus de mixité sociale à Bordeaux Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Gauthier Vermandel   
11-01-2010
Les Jeunes Socialistes de Gironde alertent aujourd'hui les Bordelais sur la question du logement social au sein du projet Euratlantique

Extraint Bordeaux7 11/01/2009 

Le projet est colossal. Beaucoup s’accordent même pour dire qu’il fera basculer Bordeaux dans la cour des grandes métropoles européennes. Mais derrière cette déferlante d’enthousiasme, une voix essaie de se faire entendre, celle des Jeunes Socialistes de Gironde. Pas réfractaires au projet, ils souhaitent toutefois porter l’attention sur un des aspects du dossier : le logement social. Actuellement, on ne sait pas encore exactement de quelle nature seront les 15000 nouveaux logements prévus. Et c’est cela qui les inquiète : «La ville ne compte que 15,1% de logements sociaux, explique Juliette Perchepied, responsable fédérale du mouvement, un chiffre en dessous des 20% requis par la loi SRU. L’occasion est belle, avec Euratlantique, de combler ce retard. C’est d’ailleurs prévu dans le projet, qui parle de mixité sociale, ce qui est positif. Mais le problème est de savoir quels types de logements sociaux vont être construits.» En effet, il existe différentes sortes de logements sociaux pris en compte dans la loi SRU : les PLUS, les PLS et les PLA-I. «Et ils ne couvrent pas tous les mêmes populations, insiste Pierre Lespiau, le secrétaire fédéral. Les PLUS et les PLS s’adressent aux classes moyennes, tandis que les PLA-I sont réservés aux franges les plus défavorisées.» Le danger, pour les Jeunes Socialistes girondins, serait donc de ne voir pratiquement aucun PLA-I dans le nouveau quartier d’affaires bordelais : «Nous avons décidé de mettre en avant cette question maintenant car c’est en ce moment qu’ont lieu les dernières discussions sur le projet. Bientôt, il sera lancé concrètement, et il sera trop tard pour faire marche arrière», insiste Pierre Lespiau. «Il serait dangereux de privilégier les PLUS et les PLS, et de reléguer à la périphérie les plus démunis, continue Juliette Perchepied. Ils seraient alors encore plus exclus, puisqu’à la marge du développement économique amené par Euratlantique. Aussi important soit-il, ce projet ne doit pas délaisser le vivre-ensemble.»

Sébastien Hervier

 
La 3e liste girondine d’Alain Rousset Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Gauthier Vermandel   
11-01-2010

extrait Direct Bordeaux7_vendredi 08 janvier 2010

Le président sortant du Conseil Régional, Alain Rousset, a présenté une liste girondine renouvelée et rajeunie pour les prochaines élections

Le hasard, si ce n’est la malice a fait qu’à une heure près, Jean Lassalle, le leader Modem (lire encadré), Alain Juppé pour ses voeux et Alain Rousset avaient donné rendez-vous aux médias. Le président du Conseil Régional Aquitaine a présenté sa liste et surtout les principaux axes de sa campagne : défendre son bilan, l’existence de la région malgré la future loi électorale et proposer une équipe renouvelée.

Question bilan, Alain Rousset évoque, volubile, un taux de chômage aquitain inférieur à la moyenne nationale, les 43 % de hausse de fréquentation des TER ainsi qu’une dette régionale, « la plus faible en France ». Le grand stade ne fait pas partie de ses préoccupations. « Le vrai grand dossier », explique-t-il « c’est celui de l’université et du logement des jeunes. » La campagne se fera sur l’explication des compétences régionales comme l’apprentissage, les transports avec « une priorité : l’Aquitaine». Si « les petites phrases ne l’intéressent pas », le président en réserve une au Modem Jean Lassalle « il ne faut pas confondre les Régionales avec la Chance aux chansons ! ». Les Verts ont droit à plus de sollicitude, « on a vocation à s’unir à la fi n de la première période » et à un regret « on pouvait espérer une victoire au 1er tour. »

Alain Rousset devrait aussi pourfendre le gouvernement qui « propose une loi qui assassine la région ». Renouvelée à 48 % par rapport à celle de 2004, la liste voit apparaître en 5e position un membre de la société civile, Francis Wilsius, syndicaliste au coeur du combat des « Ford » en 2008 qui souhaite oeuvrer pour l’emploi, et la pétillante Chantal Séguillon, co-présidente du Collectif des viticulteurs à la 25e place. On retrouve aussi des têtes PS bien connues comme Emmanuelle Ajon, Béatrice Desaigues, Philippe Buisson, Philippe Dorthe ou Naïma Charaï. La liste réussit en tout cas à couvrir toutes les circonscriptions du département, tout en rajeunissant (22 ans pour la benjamine, Juliette Perchepied étudiante à l’IEP) et en respectant la parité homme-femme. La campagne devrait commencer avec un premier meeting, le 30 janvier au palais des Congrès de Bordeaux-Lac. D’ici là, Xavier Darcos pour l’UMP et Jean Lassalle pour le Modem auront certainement travaillé leurs répertoires ; de propositions, pas de chansons.

Jean-Yves Saint-Céran
 
Les nuits bordelaises en débat sur Facebook Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Julien Rousset   
08-01-2010

Extrait de Sud-Ouest du 08/01/09 

Le mouvement des jeunes socialistes a ouvert mardi sur Facebook un groupe baptisé « Bordeaux la nuit, pour une ville vivante et innovante ». Un groupe encore embryonnaire : 93 membres hier soir à 19 h 35. Pour les jeunes socialistes, ce forum est la première étape d'un « débat public » qu'ils souhaitent consacrer à la vie nocturne à Bordeaux, avec, pour invités d'honneur, des participants de moins de trente ans. « La jeunesse est la première concernée, et pourtant sa parole n'est absolument pas prise en compte dans tous les débats actuels sur les nuits bordelaises... déplore Juliette Perchepied, animatrice fédérale du mouvement. Nous commençons sur Facebook, mais nous allons aussi organiser des réunions publiques ».

 

« Souplesse pour les bars »

Le risque est grand que les échanges s'éparpillent, surtout sur le Net. Aussi le MJS a-t-il prévu de recentrer la discussion sur quelques premières propositions : la mise en place de davantage de transports en commun la nuit, la nomination, à la mairie, d'un adjoint à la vie nocturne, le droit pour les bars de fermer quand ça leur chante et non plus à 2 heures du matin automatiquement. Ou encore la recherche de formules innovantes pour sortir ailleurs qu'en bar ou en boîte. Par exemple ? « Nous pensons à des lieux associatifs ou à des lieux de culture, comme les salles de concert, les théâtres, les musées qui pourraient proposer des nocturnes ou ouvrir plus tard certains soirs de semaine », explique Juliette Perchepied. Cette opération est une initiative du MJS girondin, dont les militants n'ont pas, pour l'instant, consulté leurs camarades d'autres villes pour un comparatif des différentes politiques en la matière. Dommage, vu que ces débats sur la gestion et l'animation de la nuit agitent d'autres municipalités, de gauche comme de droite. Notamment à Paris depuis plusieurs mois.

Auteur : Julien Rousset

 
BORDEAUX/VIE NOCTURNE Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Gauthier Vermandel   
08-01-2010

Extrait de DirectBordeaux7_Vendredi 08 janvier 2010

Les Jeunes Socialistes de la Gironde ont décidé de lancer un grand débat public sur la vie nocturne à Bordeaux afin de faire émerger une grande concertation sur la question de «Bordeaux la nuit». «L’idée est que chaque citoyen puisse participer à la vie de notre ville», soulignent les jeunes socialistes qui saluent la nouvelle réglementation repoussant à 7h la fermeture des discothèques. «Mais il faut aller plus loin. Trois questions majeures restent aujourd’hui posées. Celle de la fermeture précoce des autres établissements de nuit, celle de la réglementation sur les musiques amplifiées et celle des transports en commun de nuit sur la Cub». Les bordelais qui le souhaitent peuvent donc participer au débat sur le groupe Facebook «Bordeaux la nuit : pour une ville vivante et innovante !» mais aussi signer la pétition en ligne.

 
Les salles de shoot Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Theau Brigand   
24-12-2009

 "On ne peut plus accepter qu'il existe à Paris des endroits connus où se retrouvent les consommateurs de crack ou d'héroïne. ce sont des scènes ouvertes sur la violence sociale et sanitaire". Jean Marie Le Guen a proposé au conseil de Paris la mise en place de salles de shoot, c'est à dire une salle de consommation de drogue médicalement assistée. Les consommateurs auraient donc accès à un lieu ou l'hygiène serait assurée, les protégeant des risques sanitaires. En effet les conditions d'hygiènes précaires de consommation actuelle de drogue favorisent la transmission de maladies comme l'hépatite « B », leVIH ou l'hépatite C (près de 60% des usagers de drogues injectables sont infectés par l'hépatite C et un tiers ne sont pas au courant de leur contamination). Il s'agit donc de permettre la mise en place d'un espace institutionnalisé et contrôlé ou les consommateurs bénéficieront de bonnes conditions sanitaires et seront accompagnés par un personnel médical spécialisé. "Les toxicomanes qui se shootent dans la rue où dans les cages d'escaliers sont dans une situation de précarité difficile, ces centres seront le moyen de faire un premier pas dans le système de soin" précise Pierre Chappard de l'association d'usagers de drogues.

 Cette mesure prend le contre-pied de la politique actuelle de culpabilisation face à la drogue. Le gouvernement s'oppose à cette mesure! Prendre en charge des drogués? Encore dépenser de l'argent des honnêtes citoyens pour s'occuper de parasites, dépenser l'argent des entreprises pour ces déchets de la société? La mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) se contente plutôt de rappeler à l'occasion de la dernière campagne de sensibilisation sur la consommation de drogue que "l'usager encourt un an d'emprisonnement, 3 750 euros d'amende ou l'une de ces deux peines seulement." Voila une solution innovante et d'une efficacité indéniable pour sortir les consommateurs de l'addiction...  

 Pourtant, depuis les années 90, l'usage de produits psychotiques ne cesse d'augmenter, de même que l'usage du subutex et la méthadone (produits de substitution). Nous sommes face à une difficulté sociale qui ne cesse de s'aggraver, mais les manières d'aborder le problème, qui ne montrent aucune efficacité, ne s'adaptent pas pour autant.

 La Mildt qui accuse M. Le Guen d'aller trop loin en cachant les toxicomanes refuse en réalité de voir la réalité de l'usage de la drogue, que cela concerne l'origine de la drogue et la nébuleuse des différents trafics qui en découlent, les produits de coupes utilisés et donc le produit final utilisé sous ou surdosés, les conditions de consommation... Les salles de shoot permettraient à l'inverse d'encadrer ces différentes étapes. Il s'agit de refuser l'hypocrisie actuelle, d'accepter d'être confronté à un problème social et de le traiter en conséquence et directement tout en ayant des donnés fiables sur lesquels travailler.

 Ce type de structure existe déjà à Genève, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Espagne, et même en Afghanistan avec des résultats encourageant que ce soit sur la violence, la délinquance mais aussi pour la santé des consommateurs. "Jamais personne n'est mort d'overdose dans une salle de consommation" déclare Anne François de l'association Première Ligne qui s'occupe de ces lieux à Genève.

 Ces « drogueries » auraient donc une dimension véritablement pédagogique, c'est un enjeu de santé publique, de prévention. Il s'agit d'une prise en charge d'une population précaire pour apprendre un meilleur mode de consommation, une meilleure gestion de l'addiction et surtout permettre un accompagnement et une prise en charge directe pour en sortir.

 
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